jeudi 5 août 2010

La couleur

La couleur et ses accords

LES HARMONIES DE COULEUR

Harmonie:

Est le résultat d'ensemble: les couleurs et la composition contribuent alors à dégager une atmosphère où chaque élément vibre au même rythme que l'ensemble.

La relation existant entre les parties concourt à un même effet d'ensemble

Trois (3) rapports à considérer entre les couleurs:

RAPPORT COULEURS

· Accords par analogie (même zone d'influence sur le cercle chromatique, même température ou des tons modulés)

· Accords par contraste

RAPPORT QUANTITATIF:

· Contraste de quantité

· Proportions

· Organisation

RAPPORT QUALITATIF:

· Types de tons

· Intensité de la couleur

· Qualité de la couleur

LES PRINCIPES D’HARMONIES DE COULEUR

Harmonies objectives Harmonies subjectives

(selon les règles d'harmonie) (accords spontanés, personnels)

Pour de meilleurs résultats quand vous travaillez la couleur selon les principes d'harmonie:

- Bien situer la couleur de départ sur le cercle chromatique.

- Bien identifier cette couleur (sa composition surtout).

- Identifier le nombre de couleurs voulues.

- Utilisez les familles des couleurs, variez les tons dans un même ensemble.

- Identifiez une couleur dominante (proportions, quantité).

- Identifiez une couleur tonique.

Note: Une même couleur peut être utilisée en plusieurs tons différents. Une même couleur ou un ton peuvent être répétés plusieurs fois également.

Couleur dominante: On désigne comme "dominante" la couleur principale, celle qui prend le plus d'importance dans un ensemble soit en quantité , soit en qualité.

Couleur tonique: La couleur qui donne le ton, qui fait le contraste avec la dominante et qui sert à mettre en valeur cette dernière. En général, représentée en petite quantité.

Couleurs médiantes: Les couleurs comprises entre la dominante et la tonique.

PAR ANALOGIE

Juxtaposition de couleurs qui ont un caractère analogue, c'est-à-dire ayant en commun au moins un élément analogue (même source, même température, tons modulés d'une même couleur,etc.)

· Harmonie monochromatique:

Harmonie entre plusieurs nuances ou tons issus de la même couleur. Donc, variations à partir d'une même couleur ou de couleurs voisines.

· Nuancement: harmonie imitative, ton sur ton: Ex.: plusieurs teintes de blanc provenant de pigmentations différentes (matières variées).

· Modulations: nuances, degrés perceptibles d'une même couleur ou du passage d'une couleur vers une autre.

· Dégradés: Fondus, chaîne perceptive continue.

PAR CONTRASTE

Harmonies à 2 couleurs :

· Harmonie des complémentaires:

Harmonie créée à partir des couleurs opposées l'une de l'autre sur le cercle chromatique. Ex.: bleu>orange, rouge>vert.

· Harmonie dissonante:

Harmonie qui se compose de tons qui ne montrent pas de tendance commune vers une 3e tonalité. Harmonie des complémentaires ou leurs familles de couleur.

· Harmonie consonante:

Harmonie qui se compose de tons qui montrent une tendance commune vers une tonalité intermédiaire: tons analogues. ex.: rouge violacé et bleu violacé, bleu verdâtre et jaune verdâtre

Harmonie à 3 couleurs:

· Harmonie triadique:

Harmonie créée à partir des couleurs qui se trouvent aux extrémités d'un triangle équilatéral superposé au cercle chromatique.

Harmonie à 4 couleurs:

· Harmonie tétradique:

Harmonie créée à partir de couleurs qui se trouvent aux extrémités d'un carré ou d'un rectangle superposé au cercle chromatique. On peut aussi l'appeler l'harmonie de doubles complémentaires (le carré donnant toujours 2 paires de couleurs complémentaires entre elles).

Par déplacement sur le cercle chromatique, le carré peut donner jusqu'à 6 accords harmoniques différents.


Harmonie à tons multiples (5 et plus):

· Harmonie polychromatique:

Harmonie faite de couleurs du cercle chromatique et pas nécessairement issues de la même couleur.

· Harmonie assonante:

Harmonie créée par des tonalités qui montrent une tendance commune grâce à l'équivalence de leurs saturations, par juxtaposition de couleurs. Créée à partir des complémentaires harmonieusement nuancées l'une avec l'autre. Ex.: Harmonie de bleu à orange, avec leurs tons de clair-obscur ( en utilisant le noir et le blanc).

LES CONTRASTES DE COULEUR

Selon la théorie de Johannes Itten[1]

On peut distinguer sept contrastes de couleur. Par leur étude, on peut apprendre à les utiliser, les accentuer, les atténuer ou les supprimer complètement afin d'enrichir ou amener à une plus grande force expressive, un dessin, une décoration, un objet peint, etc.

Contraste de la couleur en soi

C'est le plus simple des sept contrastes de couleurs. Pour le représenter, il faut au moins trois couleurs de nature nettement différente et pures (non altérées / saturées)

Contraste des complémentaires

contraste des couleurs à lopposé lune de lautre sur le cercle chromatique.

Contraste chaud-froid

Dans le cercle chromatique, les couleurs rougeorangé (chaud) et bleuvert (froid) sont les 2 pôles de ce contraste. Les couleurs qui sʹétendent entre ces couleurs ont tantôt un effet chaud, tantôt un effet froid suivant quʹelles contrastent avec des tons plus chauds ou plus froids.

Contraste clair-obscur

Contraste des couleurs claires en opposition aux couleurs sombres. Dans le cercle chromatique, le jaune et le violet sont les deux pôles du clairobscur.

Contraste de qualité

Par qualité nous entendons le degré de pureté ou de saturation des couleurs. Ce contraste marque lʹopposition entre une couleur saturée et lumineuse, et une couleur terne et sans éclat.

Contraste de quantité

Contraste relié aux proportions des couleurs utilisées. Ce contraste concerne les rapports de grandeur de deux ou de plusieurs couleurs (contraste beaucoup/peu, grand/petit).

Contraste simultané

Contraste lié aux effets optiques de la couleur.

Contraste qui éveille une impression de vibration, un effet optique causé par la juxtaposition de deux ou plusieurs couleurs de même valeur et principalement les couleurs complémentaires pures, saturées.

· Contraste successif: Les contrastes successifs et simultanés ont la même origine: lœil, qui pour se reposer, exige la complémentaire de la couleur observée. Phénomène qui fait que notre oeil, pour une couleur donnée, exige simultanément, la couleur complémentaire (L’oeil percevra les couleurs environnantes comme étant teintés de la complémentaire).



[1] ITTEN, Johannes (1973). L’art de la couleur, New York : Dessain et Tolra, 95 p.


Extraits de documents de notes préparés par Odette Théberge, Claudia Fortin et Suzanne Paquette

Mise à jour : Dgino Cantin, Isabelle Falardeau et Émilie Santerre-Ayotte

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