mercredi 18 août 2010

Projet intégrateur

Maintenant que vous avez choisi et travaillé l’objet, le personnage, la situation et le lieu vous devrez assembler ces items pour en faire l’image promotionnelle (l’affiche ou la pochette) en couleur de votre jeu ou film d’animation. Cet assemblage deviendra alors la maquette finale présentant l’ambiance complète de votre interface d’animation.

L’assemblage se fera avec la technique que vous désirez : montage photoshop, dessin, collage maquette 3d.

Comme je le dis depuis le début du cours, encore plus que le résultat et ses exploits techniques, ce qui m’intéresse c’est le parcours pour y arriver : l’implication dans votre projet, la recherche pour s’éloigner des stéréotypes, l’originalité et l’acquisition d’un style personnel.

Je pourrai voir ce parcours à travers votre blogue mais j’aurai aussi besoin d’un texte explicatif d’environ 200 mots. Vous devrez donner un titre à ce texte qui sera le nom de votre jeu ou film d'animation. Dans un premier paragraphe, vous me décrirez le scénario que vous avez imaginé autour des différents éléments que vous avez choisi tout au long de la session (objet, personnage, situation lieu). Puis, dans un deuxième paragraphe, parlez-moi de votre démarche artistique, ce qui a motivé vos choix de style, d’ambiance chromatique, de composition...

À remettre le vendredi 27 août 2010 :

  • La maquette finale en couleur réalisée dans la technique de votre choix.

(Si c’est un montage photoshop vous devez me l’imprimer en bonne qualité)

jeudi 5 août 2010

La couleur

La couleur et ses accords

LES HARMONIES DE COULEUR

Harmonie:

Est le résultat d'ensemble: les couleurs et la composition contribuent alors à dégager une atmosphère où chaque élément vibre au même rythme que l'ensemble.

La relation existant entre les parties concourt à un même effet d'ensemble

Trois (3) rapports à considérer entre les couleurs:

RAPPORT COULEURS

· Accords par analogie (même zone d'influence sur le cercle chromatique, même température ou des tons modulés)

· Accords par contraste

RAPPORT QUANTITATIF:

· Contraste de quantité

· Proportions

· Organisation

RAPPORT QUALITATIF:

· Types de tons

· Intensité de la couleur

· Qualité de la couleur

LES PRINCIPES D’HARMONIES DE COULEUR

Harmonies objectives Harmonies subjectives

(selon les règles d'harmonie) (accords spontanés, personnels)

Pour de meilleurs résultats quand vous travaillez la couleur selon les principes d'harmonie:

- Bien situer la couleur de départ sur le cercle chromatique.

- Bien identifier cette couleur (sa composition surtout).

- Identifier le nombre de couleurs voulues.

- Utilisez les familles des couleurs, variez les tons dans un même ensemble.

- Identifiez une couleur dominante (proportions, quantité).

- Identifiez une couleur tonique.

Note: Une même couleur peut être utilisée en plusieurs tons différents. Une même couleur ou un ton peuvent être répétés plusieurs fois également.

Couleur dominante: On désigne comme "dominante" la couleur principale, celle qui prend le plus d'importance dans un ensemble soit en quantité , soit en qualité.

Couleur tonique: La couleur qui donne le ton, qui fait le contraste avec la dominante et qui sert à mettre en valeur cette dernière. En général, représentée en petite quantité.

Couleurs médiantes: Les couleurs comprises entre la dominante et la tonique.

PAR ANALOGIE

Juxtaposition de couleurs qui ont un caractère analogue, c'est-à-dire ayant en commun au moins un élément analogue (même source, même température, tons modulés d'une même couleur,etc.)

· Harmonie monochromatique:

Harmonie entre plusieurs nuances ou tons issus de la même couleur. Donc, variations à partir d'une même couleur ou de couleurs voisines.

· Nuancement: harmonie imitative, ton sur ton: Ex.: plusieurs teintes de blanc provenant de pigmentations différentes (matières variées).

· Modulations: nuances, degrés perceptibles d'une même couleur ou du passage d'une couleur vers une autre.

· Dégradés: Fondus, chaîne perceptive continue.

PAR CONTRASTE

Harmonies à 2 couleurs :

· Harmonie des complémentaires:

Harmonie créée à partir des couleurs opposées l'une de l'autre sur le cercle chromatique. Ex.: bleu>orange, rouge>vert.

· Harmonie dissonante:

Harmonie qui se compose de tons qui ne montrent pas de tendance commune vers une 3e tonalité. Harmonie des complémentaires ou leurs familles de couleur.

· Harmonie consonante:

Harmonie qui se compose de tons qui montrent une tendance commune vers une tonalité intermédiaire: tons analogues. ex.: rouge violacé et bleu violacé, bleu verdâtre et jaune verdâtre

Harmonie à 3 couleurs:

· Harmonie triadique:

Harmonie créée à partir des couleurs qui se trouvent aux extrémités d'un triangle équilatéral superposé au cercle chromatique.

Harmonie à 4 couleurs:

· Harmonie tétradique:

Harmonie créée à partir de couleurs qui se trouvent aux extrémités d'un carré ou d'un rectangle superposé au cercle chromatique. On peut aussi l'appeler l'harmonie de doubles complémentaires (le carré donnant toujours 2 paires de couleurs complémentaires entre elles).

Par déplacement sur le cercle chromatique, le carré peut donner jusqu'à 6 accords harmoniques différents.


Harmonie à tons multiples (5 et plus):

· Harmonie polychromatique:

Harmonie faite de couleurs du cercle chromatique et pas nécessairement issues de la même couleur.

· Harmonie assonante:

Harmonie créée par des tonalités qui montrent une tendance commune grâce à l'équivalence de leurs saturations, par juxtaposition de couleurs. Créée à partir des complémentaires harmonieusement nuancées l'une avec l'autre. Ex.: Harmonie de bleu à orange, avec leurs tons de clair-obscur ( en utilisant le noir et le blanc).

LES CONTRASTES DE COULEUR

Selon la théorie de Johannes Itten[1]

On peut distinguer sept contrastes de couleur. Par leur étude, on peut apprendre à les utiliser, les accentuer, les atténuer ou les supprimer complètement afin d'enrichir ou amener à une plus grande force expressive, un dessin, une décoration, un objet peint, etc.

Contraste de la couleur en soi

C'est le plus simple des sept contrastes de couleurs. Pour le représenter, il faut au moins trois couleurs de nature nettement différente et pures (non altérées / saturées)

Contraste des complémentaires

contraste des couleurs à lopposé lune de lautre sur le cercle chromatique.

Contraste chaud-froid

Dans le cercle chromatique, les couleurs rougeorangé (chaud) et bleuvert (froid) sont les 2 pôles de ce contraste. Les couleurs qui sʹétendent entre ces couleurs ont tantôt un effet chaud, tantôt un effet froid suivant quʹelles contrastent avec des tons plus chauds ou plus froids.

Contraste clair-obscur

Contraste des couleurs claires en opposition aux couleurs sombres. Dans le cercle chromatique, le jaune et le violet sont les deux pôles du clairobscur.

Contraste de qualité

Par qualité nous entendons le degré de pureté ou de saturation des couleurs. Ce contraste marque lʹopposition entre une couleur saturée et lumineuse, et une couleur terne et sans éclat.

Contraste de quantité

Contraste relié aux proportions des couleurs utilisées. Ce contraste concerne les rapports de grandeur de deux ou de plusieurs couleurs (contraste beaucoup/peu, grand/petit).

Contraste simultané

Contraste lié aux effets optiques de la couleur.

Contraste qui éveille une impression de vibration, un effet optique causé par la juxtaposition de deux ou plusieurs couleurs de même valeur et principalement les couleurs complémentaires pures, saturées.

· Contraste successif: Les contrastes successifs et simultanés ont la même origine: lœil, qui pour se reposer, exige la complémentaire de la couleur observée. Phénomène qui fait que notre oeil, pour une couleur donnée, exige simultanément, la couleur complémentaire (L’oeil percevra les couleurs environnantes comme étant teintés de la complémentaire).



[1] ITTEN, Johannes (1973). L’art de la couleur, New York : Dessain et Tolra, 95 p.


Extraits de documents de notes préparés par Odette Théberge, Claudia Fortin et Suzanne Paquette

Mise à jour : Dgino Cantin, Isabelle Falardeau et Émilie Santerre-Ayotte

Notes sur le langage visuel et la composition

Notions de langage visuel et de composition.

LA FORME

Définition : Le mot forme désigne la figure constituée dans l'espace par les contours d'un objet pour l'ensemble de sa surface, qu'il s'agisse de la surface d'un objet à trois dimensions, ou du contour d'une surface plane.[1]

Types de formes :

Abstraite :

Qui ne représente pas le monde sensible (réel ou imaginaire); qui utilise la matière, la ligne et la couleur pour elles-mêmes. (petit Robert1, 1990, Montréal, page 9)

Irrégulière :

Qui ne présente pas un caractère de symétrie, d'ordre, d'harmonie.

Brisée :

Qui est interrompue brusquement, qui est composée de plans ou de lignes qui se succèdent en formant des angles variés.

Organique :

Forme composée de courbes, souvent spontanée qui réfère aux êtres vivants, biologiques et végétaux.

Complexe :

Qui réunit plusieurs éléments différents.

(Petit Robert1, 1990, Montréal, page 350)

Référentielle :

Qui se situe par rapport à autre chose, qui prend sa justification ailleurs qu'en elle-même.

Géométrique :

Qui est issue de la science de l'espace. Forme mathématique, simple et régulière.

Stylisée :

Qui représente un objet naturel en simplifiant sa structure en vue d'un effet décoratif.

Signifiante :

Qui constitue un signe qui permet de faire connaître ou de communiquer. Manifestation élémentaire ou symbole indiquant un sens.


DYNAMIQUE VISUELLE

Les éléments utilisés dans la composition picturale ou spatiale, renferment une énergie, une force.

Cette énergie est créée par l'interaction des éléments et de l'espace dans lequel ils se déploient. La position, la direction, la dimension des éléments et le vide influencent notre perception et suggèrent la tension, l'équilibre, le mouvement, l'unité, etc.

Équilibre [2]: Économie harmonieuse d'une composition dont les différents éléments se contrebalancent de telle sorte qu'aucun ne nuise à l'effet d'ensemble par son importance exagérée et qui donne l'impression que ceux-ci sont rigoureusement à leur place.

Mouvement : Action d'un élément ou d'un volume qui se déplace dans l'espace suggérant une certaine animation, un changement de direction : vers le haut, le bas, la gauche, la droite, en diagonale, en rotation, etc. Le mouvement peut également posséder une intensité, une vitesse.

Tension [3]: Où des forces opposées tirent quelque chose en sens inverses. Le contenu d'une conception visuelle s'exprime par la composition, c'est-à-dire par la somme organisée des tensions voulues.

La variété dans l'unité́ :

Variété de forme, de position, de direction, de dimension, de couleur, etc.

Lorsque cette variété existe, le spectateur se sent attiré par la composition, l'intérêt est intensifié.

Cependant, cette variété risque de déconcerter et de détourner l'attention si elle est mal organisée.

Il faut alors que la variété soit organisée, répondant à un certain ordre, à un certain équilibre d'ensemble.

Centre d’intérêt : Regroupement ou convergence d'éléments qui attirent l'attention et qui font que l'oeil du spectateur se dirige dans sa direction. Il peut être situé n’importe où dans la composition. Il est plus efficace lorsqu'il est décentré.

TYPES DE COMPOSITION

Composition statique :

Qui donne une impression d'immobilité. C’est l’absence d'évolution, le parfait équilibre des forces, une organisation réfléchie et contrôlée des éléments. L'œil ne circule pas dans l'image.

Composition dynamique :

Qui possède une qualité de puissance, de mouvement, de force active et même d'aptitude à entraîner le mouvement. L'œil est explicitement dirigé vers un point d'attraction, un centre d’intérêt.

Composition éclatée :

Organisation où la diversité est excessive, exagérée, où plusieurs éléments variés entrent en action sans lien explicite. L'œil est en perpétuel mouvement et peut même être expulsé hors de l’image !

À RETENIR POUR L'ORGANISATION PICTURALE OU SPATIALE

ÉQUILIBRE - PROPORTIONS - MOUVEMENT

· Créer des rapports évidents entre la dimension des éléments et celle de l’espace occupé par ceux- ci.

1. Créer des rapports entre les dimensions de chacun des éléments entre eux (système de proportions).

2. Créer des rapports harmonieux entre les pleins (zones animées) et les vides (zones calmes).

3. Créer du mouvement, du rythme par la distribution adéquate des éléments dans l’espace.

4. Créer des rapports évidents de contraste ou de similitude entre les éléments.

5. Créer un centre d'intérêt.

6. Considérer le poids des éléments, le phénomène de gravité suggéré par leur dimension ou leur position respective.

7. Considérer toujours tout l'espace visuel disponible.

8. Considérer les effets de la couleur.

9. Considérer les effets des ombres et des lumières.

10. Considérer les effets de la structure interne et externe des éléments.

11. Considérer les qualités visuelles et tactiles de la matière.

Contrastes

Un contraste apparaît lorsqu'il y a opposition de:

Couleurs (teintes); Positif/négatif;

Direction; Qualité tactile et visuelle de la matière ;

Format; Quantité;

Forme; Texture;

Plein/vide; Valeur (tons).

Variantes

Solution légèrement différente d'une autre solution de la même espèce:

Variantes de:

• couleur

• délimitation des formes (contour, frange)

• dimension

• direction

• espace entourant la forme (plan, fond, vide)

• forme

• mouvement

• orientation

• position

• profondeur

• quantité

• rythme

• texture

• valeur.









[1] SOURIAU, Étienne (1990).Vocabulaire d'esthétique, Paris, Presses Universitaires de France, page 760.

[2] SOURIAU, Étienne (1990). Vocabulaire d'esthétique, Paris, Presses Universitaires de France, 1415 pages.

[3] IBID.

Figurative :

Qui est la représentation d’une chose.





Extraits de documents de notes préparés par Odette Théberge, Claudia Fortin et Suzanne Paquette

Mise à jour : Dgino Cantin, Isabelle Falardeau et Émilie Santerre-Ayotte